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Archives mensuelles : juin 2011

Hey toi, personne bizarre, dénonce toi !

Ca y est ! C’est fait ! J’ai eu ma première requête chelou.
Sur mon premier blog, ça m’avait tellement fait rire les requêtes salaces que j’en avais fait une catégorie.
Bon, là, il n’y a rien de salace. Enfin, je crois pas. Mais c’est étrange !

« repos sur un gros tas de gens »

Passée la première surprise, j’ai essayé de visualiser ce que ça pouvait donner.
Je ne sais pas si c’est le début de canicule, mais ça ne m’a pas vraiment vraiment fait envie.
Et donc, toi, personne bizarre, je serais ravie que tu m’expliques ton trip, que j’y voies plus clair, voire que j’apprenne des choses, qui sait !
Je t’invite donc à me dire ce qui t’est passé par la tête quand tu as tapé ta requête sur Google. Était-ce innocent ? Était-ce plus coquin ?
Le seul truc décent auquel ça me fasse penser, c’est ça !
(Et c’est toujours agréable de voir des photos de fesses de rugbymen…)

Crédits sebastienchabal.fr

"Allez les mecs, position MATELAS"

Alors ? Ca vous tente une petite sieste sur un matelas de rugbymen ? Grrr

Si si, je suis très compétente !

A l’heure où vous me lisez, je suis probablement mortifiée, face à un potentiel employeur, en train de me dire « Nom de dieu Princesse, trouve un truc à lui dire, trouve un truc à lui dire VIIIIIITE!!! ».
Et oui, c’est le temps de l’entretien d’embauche.
Vous remarquerez que je n’ai pas chômé ! Mon stage s’est terminé hier et aujourd’hui, je suis à 500km de chez moi, à chercher un gentil employeur qui me prendrait en contrat de professionnalisation pour que l’homme et moi-même ne soyons pas séparés de longs mois.

Pour passer l’épreuve avec succès, je me suis préparée une petite chek-list :

-Mettre du joli vernis rouge sur mes ongles (en ayant préalablement enlevé le reliquat de vernis sur mes ongles rongés)
-Faire de même sur les orteils, vu qu’on va être dans le sud, qu’il va faire une chaleur à crever et que je serai donc en chaussures ouvertes
-Repasser une tenue-correcte-exigée
-Rester zen
-Enlever tout poil disgracieux qui pourrait être visible sur ma peau blanchâtre
-Emmener toutes les pièces à conviction prouvant ma bonne foi quand je dis que, oui, je suis très très compétente, la meilleure que vous puissiez trouver sur le marché cette année
-M’entraîner à avoir l’air aimable (sans passer pour une dinde)
-Rester Zen
-Penser à jeter mon chewing-gum pour ne pas ruminer de stress
-M’entraîner à ne pas dire : Non, je n’ai pas peur de m’ennuyer, au pire, y a Facebook ! (Ce qui est d’ailleurs quasi faux puisque je n’y mets quasiment plus les rétines depuis près de 3 mois)
-Ne pas laisser traîner un bout de pain au chocolat sur une dent
-Rester ZEN
-Effacer ma moustache de café
-Finir la route la tête par la fenêtre pour virer l’odeur de clope ET donner du volume à mes cheveux
-Du coup, essuyer les moucherons morts sur mon visage
-RESTER ZEN, bordel !

Crédits aujourdhui.fr/etudiant

Hum… Allez, on croise les doigts très très fort, merci !

Au revoir, Au revoir Président !

Je vous arrête tout de suite. NON, j’ai pas gagné au Loto.
BUT…

…Today is Chouquette’s Day !!! Yeah !

Mmmmmm !

J’ai en effet traversé le centre-ville à l’aube les bras chargés de chouquettes et autres mignardises, tel un Roi Mage (ou une Princesse mage pour être exacte), pour déposer le tout en offrande aux gentils futurs-ex-collègues de Moi-Même.

Et oui, aujourd’hui, je TERMINE MON STAGE !!!!

Bon, ok, si ç’avait été merveilleux, je ne serais sans doute pas aussi enthousiaste. Et pourtant, ç’a été chouette, mais pas aussi cool que des vacances, des nouveaux projets à foison, des grasses mat’ et autres joyeusetés. Déjà, je vais commencer par deux entretiens d’embauche et des visites d’appart, mais n’allons pas trop vite en besogne.

Honnêtement, j’ai aimé ce stage, je me suis sentie PRO, et j’ai aujourd’hui un énorme bagage en plus !

Mais ce stage est logiquement l’avant-dernier DE MA VIE ! Et donc, tout ce qui est susceptible de me rapprocher du monde du travail me rend forcément heureuse.
Trois mois, c’est long, mais ça passe vite en même temps. On a le temps de s’attacher aux gens, mais on peut aussi vite se faire oublier. Quant au boulot lui-même, je ne dirais pas que j’ai été débordée (Ô que non), mais j’ai fait des choses intéressantes qui me rendent crédible auprès d’autres employeurs.

Je ne vais pas pleurer.
Quoique les dindes vont peut-être un peu me manquer, quand même. Surtout qu’hier, elles étaient ¾ à répondre à mon bonjour. Partir au moment où elles deviennent agréables, ça me fend le cœur !
Bon, sinon, mes collègues aussi vont un peu me manquer. Mais je pense m’en remettre.
Quitter l’Institution en elle-même ne va pas particulièrement être dur.
J’ai découvert le public, et je ne suis pas sûre d’aimer ça.
Les gens qui piapiatent sans cesse pour dire de la merde au lieu de bosser, les pouffes qui racontent leurs onéreuses vacances alors qu’elles ne sont pas sorties de l’hôtel, la gourde qui me traite en « stagiaire » alors que j’ai Bac+8 et qu’elle n’a qu’un BTS (et je n’ai rien contre, mais faut pas non plus me prendre pour une conne), ceux-là ne vont pas me manquer.
Ni la dame qui me prend perpétuellement de haut lorsqu’elle me voit et dit bonjour à tout le monde sauf à moi, stagiaire.
Je devrais peut-être profiter de ma dernière journée pour lui dire que la mini jupe en cuir noir, à 50 ans et une ligne de culbuto, c’est peut-être pas un bon plan ? (hinhinhin) Ou lui signaler que les chouquettes, ça part direct sur les hanches ? (mouhahaha).

Bon, aller, j’arrête ! Une page se tourne, uniquement pour du meilleur !

To be continued…

La photo de la semaine #1

Ayééé, nouvelle rubrique ! Je me lance dans la photo de la semaine qui fait plaisir ! *Bon, là, en l’occurrence, je ferais mieux de parler de la photo gnangnan de la semaine…*
Chaque mercredi, je m’engage à mettre en ligne une photo qui (me) fait plaisir et qui peut aussi vous mettre en joie.
Pour ce premier essai, je vous en mets deux, parce qu’elles ont été prises le même jour.
Voilà !

La photo qui me met des papillons dans l'estomac en ce moment : la main de Crevette, mon merveilleux neveu, posée sur la mienne.

Bon, et puis il y a celle-ci, mais je me rends compte qu’en fait, elle ne rend pas bien. Tant pis, je la mets quand même.
Il s’agit d’une rue de ma ville dans laquelle quelqu’un, un super-héros de l’amour probablement, a tagué des cœurs sur le bitume, tout le long de la côte ! Ça me fait sourire chaque fois que j’y passe et comme je ne vais plus y retourner avant un moment, je voulais être sûre de m’en souvenir.

La rue des coeurs

Ah, et promis, j’essaie de faire moins cul-cul la prochaine fois, j’arrête de manger des bisounours !

L’armée furieuse, de Fred Vargas*

Ayééé, fini le dernier Fred Vargas ! Depuis le temps que je l’attendais ! (Trois ans, en fait…)
J’adore Fred Vargas. C’est un fait, ça ne se conteste pas. Depuis près de dix ans, je me régale dès qu’elle sort un roman. Pfff… je suis une groupie.
J’assume…

Cette fois-ci, le commissaire Adamsberg est confronté à La Mesnie Hellequin, une armée de morts qui emmène les méchants (en gros) sur son passage et qui fait flipper tout un village de Normandie.
Ce serait évidemment trop facile de devoir jongler avec les revenants, donc l’histoire se complexifie un peu plus à chaque page, laissant découvrir des personnages aux passés noueux !
Bien évidemment, Adamsberg n’est pas tout seul dans l’histoire. On retrouve les personnages habituels chers à mon coeur : Danglard, Veyrenc, le p’tit nouveau Zerk, Retancourt et on découvre Hellebaud le pigeon fétichiste.

Bref, vous l’aurez compris, il est à lire absolument, à la condition que vous ayez lu les précédents, ce qui rend quand même l’histoire beaucoup plus croustillante !

Si vous ne connaissez pas la merveilleuse Fred Vargas : courrez lire Wikipédia, nom d’un chien !

*L’Armée Furieuse, de Fred Vargas, aux éditions Viviane Hamy, collection Chemins Nocturnes.

Retour d’expérience : Le Théâtre

Voilà. C’est fini. Mon année théâtrale s’est achevée samedi soir, noyée dans l’alcool et un mal de bide magistral.
Trois représentations. Trois bonnes soirées. Trois bonnes leçons à retenir :

1) De l’intérêt de bien choisir « le rôle-de-sa-vie »

Moui, c’est une des leçons que j’ai pu retenir de mon expérience cette année. En effet, mon rôle consistait en celui d’une costumière/aide à tout faire, le rôle de la « Mademoiselle ».
Il fallait donc, pour les besoins de la pièce, que je passe mon temps à recoudre des costumes, les ranger sur des cintres, bien les aligner, aider les comédiens à se déshabiller, ranger.
Cela m’a plutôt plu, car ça me permettait d’avoir une certaine présence sur scène, sans avoir trop de texte à apprendre. Les points négatifs, eux, ne m’ont pas spécialement sautés aux yeux.
Or, si vous avez lu mon dernier billet, vous devez savoir que je suis particulièrement bordélique dans la vraie vie, celle où je ne mets RIEN sur un cintre et où toutes mes fringues sont empilées sur ma commode, jusqu’à ce que tout se casse la figure par terre et que je doive ramasser des habits que je croyais perdus depuis des semaines.
Mais non, j’avais pas remarqué l’énorme différence entre cette pièce et la vraie vie.
Je me suis naïvement efforcée, pendant les trois jours de représentation, à tout bien ranger, plier, recoudre, et tout ça très NATURELLEMENT !

Jusqu’à ce que…

Jusqu’à ce que mes parents et mes amis viennent me voir jouer.
Je les retrouve à l’extérieur et là, de beaux sourires m’attendent. Je me dis : « Tiens, c’est cool, ils ont aimé la pièce ».
Et bin QUE NENNI !!! Ils étaient juste morts de rire de m’avoir vu faire autant de rangement sur la scène. Tout le monde à bien entendu lancer sa petite phrase maléfique type « bin voilà! T’es entraînée pour chez toi » entre autres saloperies
Et c’est l’Homme qui a enfoncé le clou en sortant la vanne du siècle : avant de m’endormir, il me sort un « t’était belle sur scène ». Sourire ému de ma part, avant qu’il ne rajoute « T’es belle quand tu ranges ».

Pôv’ type…

Note pour une prochaine expérience théâtrale : ne pas donner les dates de représentations à mes proches…

2) Résister au trac sinon rien

Une sensation étrange, celle de se vider de ses forces avant de monter sur scène, d’avoir comme un grand courant d’air dans le crâne et puis finalement, jouer par réflexe, avec presque envie.
Enfin ça, c’était pour le premier soir. Le deuxième soir a été plus confiant, et tout fonctionnait logiquement, le texte sortait tout seul. (Oui, bon, sauf quand la bouteille de champagne s’est renversée sur scène au milieu de ma réplique et que j’ai fait un long heuuuuuuuu avant de retrouver la suite).
Le troisième soir, j’ai regardé le public qui ne me faisait plus peur. J’avais vaincu le trac !
Attention, je ne veux pas dire que j’y allais sans la trouille au ventre, mais une fois sur scène, je me sentais plus légère et mes boyaux se dénouaient un peu. Il n’y a que derrière les pendrillons, quand la musique qui annonce le début de la pièce se déclenchait, que je me sentais plutôt pas très très bien…
Bon, tout ça pour dire, le trac, ça sert à rien.(Je sais, réflexion indispensable…)

3) Savoir entendre une mouche péter

Parce que, non, c’est maintenant une certitude, le public ne peut pas toujours être réceptif. Il peut parfois décrocher, ne pas comprendre l’absurde d’un texte et ne peut pas toujours réagir comme il le faut. Je prends l’exemple de mon monologue.
Un texte absurde où -substanciellement- une petite fille mange un bonbon, meurt, son père l’enterre, il rentre chez lui, elle est là, il meurt, elle l’enterre, elle rentre chez elle, il est là et ils rigolent.
Ca fait flipper les voisins, qui sortent de chez eux et … meurent sous une voiture.


OK, c’est pas joyeux. Mais c’est UN PEU drôle. Bin le premier soir, le public a été tellement surpris par la chute qu’il a bugué et que j’ai pu entendre les mouches péter… Et bien c’est tout un exercice de savoir se prendre un gros vent en faisant semblant de ne pas le percevoir.
Le deuxième soir, le public a un peu gloussé (mais je suspecte mes proches d’être à l’origine dudit gloussement).
Le troisième soir, ce fût encore mieux.
Moralité, j’ai bien fait de ne pas baisser les bras et de prendre un air encore plus taré en racontant mon histoire.

Bon, voilà.
J’espère que ces conseils pourront vous être utiles. N’oubliez pas, ne jouez pas une maniaque quand vous êtes bordélique, ni l’inverse. N’ayez pas peur du trac, c’est fait exprès pour vous lancer sur scène et si vous vous prenez un vent, et bah débrouillez-vous comme vous pouvez, vous n’êtes pas non plus des assistées !

Quand les rôles s’inversent

C’est plutôt marrant, un couple. Chaque couple est différent, chaque personne agit différemment d’un couple à l’autre, et chacun trouve sa place comme il peut selon la personne avec qui il est.

Par exemple, moi, Princesse, je suis plutôt maternelle. Enfin, un peu quoi. J’aime être sûre que tout le monde a ce qui lui faut, que tout le monde mange à sa faim, que tout le monde est heureux.

Avec l’homme, au début, j’essayais d’être cette femme parfaite qui fait des petits plats chaque soirs, qui prend soin d’elle, qui prend soin de lui et tutti quanti.
Mais je ne suis définitivement pas une femme dite « d’intérieur ».
S’il y a bien un point sur lequel je ne serai JAMAIS (sous réserve d’un changement radical dû à une quelconque métamorphose hormonale, ou un truc comme ça) parfaite, c’est le rangement.
Alors que j’entends toujours des nanas se plaindre de leur homme qui ne range pas, ne sait pas où se trouve la gazinière, le lave-vaisselle, la machine à laver, l’aspi etc., bah moi c’est l’inverse.
(Hum, chéri, saute le passage qui vient s’il te plaît. Merci!)

Attention hein ! Je fais à manger, je fais la vaisselle (à retardement, certes, mais je la fais), je suis agréable, presque pas chiante, toujours de bonne foi MAIS, je suis bordélique. Excessivement bordélique je veux dire. Je n’aime pas le bordel, mais je n’aime pas ranger.

Cruel dilemme.

Enfin, j’aime ranger, quand j’ai deux heures devant moi, et que je sais que tout sera bien fait après. Mais c’est vrai, je reconnais (car, donc, je suis toujours de bonne foi), que parfois, je ne prends pas les deux minutes nécessaires pour jeter les 5 paquets de clopes vides sur la table basse, je ne vire pas les trois yahourts périmés depuis un mois du frigo, et j’attends un ou deux jours pour laver mes deux assiettes.
Ok, l’eau de mes poissons est verte et il y a quelques poils de chats par terre. Cela dit, j’aime pas quand c’est crade, donc en général, c’est le bordel mais pas SALE (mis à part les bocaux des poissons…).
Et encore, je me suis nettement améliorée depuis que l’Homme fait partie de ma vie. Ce fût pire à une époque. Et j’ai parfois des rechutes. Mais je vais m’améliorer, promis ! (Croix de bois, croix de fer nia nia nia…)

Bref. Tout ça pour dire que parfois, dans un couple, c’est l’homme qui crise parce que sa princesse laisse traîner ses chaussettes sales. Que parfois, c’est l’homme qui ne supporte pas que la vaisselle traîne dans l’évier. Que l’image de l’homme nécessairement bordélique ou crade, c’est faux !

Moralité : ne faisons pas de généralités.
Question : devrais-je appeler « Toute une histoire » pour témoigner ?
Remarque : Ca ferait un beau sujet : « Mon homme est une femme d’intérieur, je suis une macho. »

Un joli panneau de toilettes "Filles", à Lausanne