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Retour d’expérience : Le Théâtre

Voilà. C’est fini. Mon année théâtrale s’est achevée samedi soir, noyée dans l’alcool et un mal de bide magistral.
Trois représentations. Trois bonnes soirées. Trois bonnes leçons à retenir :

1) De l’intérêt de bien choisir « le rôle-de-sa-vie »

Moui, c’est une des leçons que j’ai pu retenir de mon expérience cette année. En effet, mon rôle consistait en celui d’une costumière/aide à tout faire, le rôle de la « Mademoiselle ».
Il fallait donc, pour les besoins de la pièce, que je passe mon temps à recoudre des costumes, les ranger sur des cintres, bien les aligner, aider les comédiens à se déshabiller, ranger.
Cela m’a plutôt plu, car ça me permettait d’avoir une certaine présence sur scène, sans avoir trop de texte à apprendre. Les points négatifs, eux, ne m’ont pas spécialement sautés aux yeux.
Or, si vous avez lu mon dernier billet, vous devez savoir que je suis particulièrement bordélique dans la vraie vie, celle où je ne mets RIEN sur un cintre et où toutes mes fringues sont empilées sur ma commode, jusqu’à ce que tout se casse la figure par terre et que je doive ramasser des habits que je croyais perdus depuis des semaines.
Mais non, j’avais pas remarqué l’énorme différence entre cette pièce et la vraie vie.
Je me suis naïvement efforcée, pendant les trois jours de représentation, à tout bien ranger, plier, recoudre, et tout ça très NATURELLEMENT !

Jusqu’à ce que…

Jusqu’à ce que mes parents et mes amis viennent me voir jouer.
Je les retrouve à l’extérieur et là, de beaux sourires m’attendent. Je me dis : « Tiens, c’est cool, ils ont aimé la pièce ».
Et bin QUE NENNI !!! Ils étaient juste morts de rire de m’avoir vu faire autant de rangement sur la scène. Tout le monde à bien entendu lancer sa petite phrase maléfique type « bin voilà! T’es entraînée pour chez toi » entre autres saloperies
Et c’est l’Homme qui a enfoncé le clou en sortant la vanne du siècle : avant de m’endormir, il me sort un « t’était belle sur scène ». Sourire ému de ma part, avant qu’il ne rajoute « T’es belle quand tu ranges ».

Pôv’ type…

Note pour une prochaine expérience théâtrale : ne pas donner les dates de représentations à mes proches…

2) Résister au trac sinon rien

Une sensation étrange, celle de se vider de ses forces avant de monter sur scène, d’avoir comme un grand courant d’air dans le crâne et puis finalement, jouer par réflexe, avec presque envie.
Enfin ça, c’était pour le premier soir. Le deuxième soir a été plus confiant, et tout fonctionnait logiquement, le texte sortait tout seul. (Oui, bon, sauf quand la bouteille de champagne s’est renversée sur scène au milieu de ma réplique et que j’ai fait un long heuuuuuuuu avant de retrouver la suite).
Le troisième soir, j’ai regardé le public qui ne me faisait plus peur. J’avais vaincu le trac !
Attention, je ne veux pas dire que j’y allais sans la trouille au ventre, mais une fois sur scène, je me sentais plus légère et mes boyaux se dénouaient un peu. Il n’y a que derrière les pendrillons, quand la musique qui annonce le début de la pièce se déclenchait, que je me sentais plutôt pas très très bien…
Bon, tout ça pour dire, le trac, ça sert à rien.(Je sais, réflexion indispensable…)

3) Savoir entendre une mouche péter

Parce que, non, c’est maintenant une certitude, le public ne peut pas toujours être réceptif. Il peut parfois décrocher, ne pas comprendre l’absurde d’un texte et ne peut pas toujours réagir comme il le faut. Je prends l’exemple de mon monologue.
Un texte absurde où -substanciellement- une petite fille mange un bonbon, meurt, son père l’enterre, il rentre chez lui, elle est là, il meurt, elle l’enterre, elle rentre chez elle, il est là et ils rigolent.
Ca fait flipper les voisins, qui sortent de chez eux et … meurent sous une voiture.


OK, c’est pas joyeux. Mais c’est UN PEU drôle. Bin le premier soir, le public a été tellement surpris par la chute qu’il a bugué et que j’ai pu entendre les mouches péter… Et bien c’est tout un exercice de savoir se prendre un gros vent en faisant semblant de ne pas le percevoir.
Le deuxième soir, le public a un peu gloussé (mais je suspecte mes proches d’être à l’origine dudit gloussement).
Le troisième soir, ce fût encore mieux.
Moralité, j’ai bien fait de ne pas baisser les bras et de prendre un air encore plus taré en racontant mon histoire.

Bon, voilà.
J’espère que ces conseils pourront vous être utiles. N’oubliez pas, ne jouez pas une maniaque quand vous êtes bordélique, ni l’inverse. N’ayez pas peur du trac, c’est fait exprès pour vous lancer sur scène et si vous vous prenez un vent, et bah débrouillez-vous comme vous pouvez, vous n’êtes pas non plus des assistées !

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