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Tout vient à point…

…à qui sait attendre … ET SE REMUER LE CUL, bordel !

Hum. Désolée pour l’entrée en matière.
Je voulais écrire un billet sur les dictons il y a quelques jours et je n’en ai pas pris la peine. Du coup, Google m’a devancée avec son Google doodle du jour : 390ème anniversaire de Jean de La Fontaine. Et voilà qu’on nous colle « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » à chaque requête.

Je suis plutôt d’accord.
J’ai toujours eu un petit faible pour les dictons et autres expressions françaises.
Je reste persuadée que s’ils ont subsisté toutes ces décennies, c’est qu’il y a une raison, et qu’elle est forcément bonne.

N’empêche, ces saloperies de dictons peuvent être source de confusion et une très bonne façon de se voiler la face :
D’un côté, on nous dit : « Tout vient à point à qui sait attendre ».
En gros, si t’es sage et que tu attends gentiment, ça te tombera dans le bec.
De l’autre côté, on te dit : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Là, tu ne dois plus attendre, mais te remuer « un peu » le cul au bon moment.
Et c’est bien là le problème ! C’est quand le bon moment ?
C’est bien beau de faire confiance au destin, de croire en un avenir qui sera beau par l’opération du saint Esprit mais bon, un bon coup de pied dans son propre cul n’a jamais fait de mal à personne.
Et finalement, en analysant bien la chose, on constate que La Fontaine nous disait en fait de mettre en place une stratégie pour brouiller l’adversaire en lui faisant justement croire qu’il a le pouvoir, alors que non. Facile à dire quand on est mort il y a 316 ans…

Du coup, ce matin, en tapant dans la fameuse barre de recherche « rappeler après un entretien ? », « comment savoir si son entretien s’est bien passé ? » et « peut-on mourir si on obtient pas le poste de ses rêves ? », je me suis posée la question métaphysique du jour : « Est-ce que je pars maintenant au bon moment ou est-ce que j’attends encore un peu pour que ça me tombe dans le bec ? »
Bon, ok, Google n’est pas devin, mais ce Google doodle m’a motivée à rappeler, histoire d’arrêter de me morfondre.
Je me suis dit : « Princesse, ça fait une semaine que tu patientes, il est temps de faire comme la tortue, de prendre ton destin en main et de rappeler maintenant. » Je n’ai donc point couru mais suis partie à temps. Tout ça pour m’entendre dire qu’il faut encore que j’attende cinq longs, très très longs jours…(retour au morfondage) MAIS, au moins, j’ai montré ma motivation !

J’en suis donc arrivée à la même conclusion qu’il y a quelques jours : il faut d’abord patienter PUIS se remuer le séant, faire un mix de ces deux dictons à la con.

Vous constaterez à l’occasion de ce billet que je n’ai donc pas de nouvelles de mes entretiens, que je ne me suis pas enfuie avec le Prince de Suède, que je n’ai pas gagné au Loto (sinon inutile de vous dire que je serais déjà loin…) et que l’Homme n’est pas devenu milliardaire et que je ne vous écris pas d’une jolie ferme du Gers…

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Une réponse "

  1. Vi, faut se bouger le trognon des fois. Parce que ça va pas nous tomber tout cuit dans le bec!

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