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Archives de Catégorie: Cinéma

Le cinéma Bis

C’est comme les séries B, mais au cinéma.
Le festival se terminait samedi par une nuit blanche, nuit inattendue de la Cinémathèque Française qui nous sortait pour l’occasion des petites perles de ses fonds de tiroir.
Au programme : Le cauchemar de Dracula (de Terence Fisher), L’Horrible Dr Orloff (de Jess Franco) et trois autres films que nous ne sommes pas allé voir.
A première vue, je n’étais pas spécialement tentée mais je me suis dit que ça pouvait être marrant de voir ces films de pseudo-épouvante, très « nouveaux » dans leur genre et à leur époque.
J’ai alors découvert le Cinéma Bis : « des films réalisés pour reprendre des recettes déjà éprouvées, mais tournés avec des moyens réduits et destinés au public populaire »(définition Wikipédia).
Et là ! Gros choc ! Voir ces films dans une grande salle où le public est vraiment réactif, c’était GÉ-NI-AL !
Pour Le cauchemar de Dracula, crise de rire quand les dialogues sonnent « faux », quand on peut prévoir 10 minutes avant ce qu’il va se passer, quand les « effets spéciaux » de l’époque (1958) sont particulièrement… bin… d’époque quoi.
Et là, on réalise aussi que c’est le premier film de ce genre à avoir terrorisé une génération de spectateur. Aujourd’hui, on en rigole bien, mais il faut aussi se dire qu’en 58, tout cela était très nouveau !

Bref, à voir, mais en groupe. On peut s’ennuyer tout seul…

Deuxième film de la nuit blanche : L’Horrible Dr Orloff.
Et oui, à la fin du Cauchemar de Dracula, j’en voulais encore du cinéma Bis !

Direction le Dr Orloff qui, pour réparer le visage de sa fille, brûlée lors d’un incendie, tue de jeunes femmes pour récupérer leurs visages. Sa technique n’est pas trop au point, alors il s’entête, accompagné de son fidèle Morpho, ancien prisonnier mort mais ramené à la vie et rendu aveugle par le Dr.
L’inspecteur Tanner est sur sa piste, mais il est un peu à l’ouest car il doit se marier le mois suivant avec la célèbre Wanda Brosky, ballerine.
Finalement, c’est elle qui va jouer l’appât pour aider son amoureux.
L’histoire est plutôt bien ficelée, et l’âge du film, les dialogues vieillots font forcément sourire.
Ah, et j’oubliais, mais Diana Lorys (qui joue Wanda), est juste SUBLIME. Rien que pour elle, ça vaut le coup de le voir.

Voilà !
J’espère vous avoir un peu fait envie.
J’arrête avec le cinoche ! (Enfin, jusqu’à ce que je vous raconte, dans un autre style, l’avant-première d’Harry Potter quoi…)

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Le Festival international du film de La Rochelle

Ce week end, je n’ai pas fait qu’écouter Glenn Medeiros. J’étais aussi au bord de la mer, dans une salle noire.
Et oui, ce week-end, c’était la clôture du 39ème Festival international du film de La Rochelle.

Au programme, 250 films en tous genres : visitez le site, ce sera plus précis.
Pour ma part, et pour la première fois que j’y allais, j’ai vu Milou en Mai, de Louis Malle.

Je ne l’avais jamais vu, et n’avais jamais été spécialement tentée. ERREUR ! J’ai rigolé tout le long du film et c’est une bonne critique de la France des années 60-70. En gros, une vieille dame meurt, sa famille vient pour l’enterrement mais ils se battent tous pour l’héritage, alors qu’elle est encore dans la pièce d’à côté. Tout cela sur fond de mai 68 qui déclenche dans les campagnes une peur terrible de la Révolution. Très drôle, des dialogues qui méritent d’être mythiques et des personnages géniaux.

Ensuite, direction Le journal d’une femme de chambre, de Luis Bunuel.
Là, l’atmosphère est un peu plus étouffante. Mais là encore, critique amère de la bourgeoisie française dans tout ce qu’elle a de plus mauvais et hypocrite et surtout, d’une église stupide et inutile.
Jeanne Moreau y campe le rôle de la femme de chambre très futée qui joue de la bêtise de ses employés.
Des passages drôles, mais souvent plus graves, limites glauques. A voir également.

La suite au prochain billet qui arrive de suite.

Le « vrai » courage de l’Homme

Je préviens, aujourd’hui, c’est journée ciné !

Oui, donc, je vous en parlais vendredi dernier. J’ai fait une découverte assez marrante en regardant True Grit.
Cela ne fera rire probablement que moi, mais tant pis, je vous en parle quand même.
Nous étions donc, avec l’Homme, en train de regarder ce western dégoulinant de testostérone quand intervient la scène des serpents.
Et oui, de gentils serpents à sonnette ou crotales, qui hibernaient tranquillement dans un cadavre desséché.

La grosse méchante bêbête !


En voyant cette scène, tel Indiana Jones, mon Homme, héros de ma vie etc. s’est alors transformé en fillette hystérique, poussant des cris aigus, traumatisé qu’il fût par les serpents dans sa jeunesse.
Moi = morte de rire. D’autant plus quand on sait que le titre veut dire « le vrai courage », j’ai trouvé ça tellement paradoxal que j’ai cru ne pas m’en remettre.
Autant vous dire que quand il s’est moqué de moi parce que je chouinais que « Non, il n’avait pas le droit de tuer le poney », j’ai eu un bon argument pour le remettre à sa place.

Bref. Voilà quoi. Mon Homme est un héros tant qu’il n’y a pas de serpents en fait…

Et j’enchaîne très vite sur du ciné dans le prochain billet. Et ce sera probablement plus intéressant…

True Grit

Dans la catégorie des films « A voir ».

Je n’aime pas les westerns. J’ai toujours trouvé ça chiant. Je modère cependant mon propos en disant que je n’en ai pas vu beaucoup (et pour cause : je pars du principe que c’est chiant… le serpent qui se mord la queue).
Mais je me suis laissée tenter par True Grit, parce que :
1- Film des frères Cohen
2- L’homme m’a fait aimer Jeff Bridges
3- Les récompenses qu’il a reçu (quoique cela ne veut vraiment rien dire…)

Et là : sensation de regarder un western sans m’ennuyer. Il y a de l’humour et on s’attache facilement aux personnages.
L’histoire est basique (une petite fille veut venger le meurtre de son père en tuant son assassin, aidée par un chasseur de tête alcoolo et un texas ranger fier de l’être) mais portée par de très bons acteurs et une très chouette réalisation.
Jeff Bridges est excellent, Matt Damon est transfiguré et la gamine (Hailee Steinfeld) est juste ravissante et très douée. Les images sont belles et le rythme est parfait.

Ca me donnerait presque envie de regarder la version de 69 avec John Wayne, 100$ pour un shérif, même si ce titre pète carrément moins et fait vraiment western spaghetti…

Bref, à voir ! D’autant plus que ce film m’a permis de faire une découverte géniale et très drôle dont je vous parlerai demain !!

Rattraper le coup grâce à un pneu…

Après m’être compromise en regardant un nouveau navet navrant (voir le billet précédent), il a bien fallu que je rattrape un peu le coup, non seulement pour mon ego, mais aussi pour mettre fin aux insidieuses remarques de l’Homme.

C’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai pu me rattraper : il s’est offert Rubber, un film de Quentin Dupieux.

Rubber, de Quentin Dupieux.

Rubber, de Quentin Dupieux, 2010

Amis de la rationalité la plus grande, laissez tomber de suite.

La phrase culte du film est « No reason ».

A la question : « Mais pourquoi donc le personnage principal du film est-il un pneu tueur en série amoureux d’une bombasse ? », il faut répondre : « No reason ».

C’est, en quelques sorte, une apologie du non-sens. Et c’est chouette.

Pas mal de références cinématographiques (L’homme est plus fort que moi pour les trouver, j’ai personnellement pensé à Shinning à la fin).

De l’humour, du suspens, une histoire sentimentale entre le pneu et la nana-trop-belle.

Je conseille donc ardemment le visionnage de ce film.

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